Événement : Lancement de la session d’hiver-printemps 2019 de l’UPop Montréal

Source: site Web de l’UPop Montréal

Connaissez-vous l’UPop Montréal? Sa mission (comme le mentionne leur site web) est « de favoriser le développement de l’esprit critique en offrant à la population de Montréal et des environs un accès libre et gratuit au savoir par le biais d’activités d’éducation populaire implantées dans plusieurs quartiers de la ville. Inspirée du mouvement alternatif des universités populaires européennes, la démarche du projet vise à créer un lieu dynamique de rencontre, de réflexion et de partage des connaissances pour un public varié. Les activités sont ouvertes à toute personne curieuse et désireuse d’alimenter activement sa connaissance et sa réflexion. « 

C’est l’ami Sébastien Paquet qui m’a parlé de l’UPop il y a quelques mois. Leur programme est souvent fort intéressant, touchant notamment à la philosophie, la sociologie et les mathématiques. Le lancement de leur session d’hiver-printemps 2019 aura lieu lundi le 11 février à 19h à Ma Brasserie (2300 rue Holt, Montréal).

Nous aurons droit à cette occasion à une conférence sur le mouvement des gilets jaunes, que je suis avec attention depuis le début : « Mouvement populaire exceptionnel dont les manifestations hebdomadaires durent depuis près de trois mois, il n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé au Québec au printemps 2012. Pour y voir plus clair, nous avons invité un observateur assidu de ce mouvement depuis ses débuts, Rodolphe Gonzalès, qui nous partagera ses impressions sur l’émergence des gilets jaunes et l’évolution de ses revendications. »

Je pense bien y aller. Vous me laisserez savoir si vous y allez aussi!

Vincent de Gaulejac, sociologue : « il faut essayer de célébrer l’hypo-modernité et pas seulement l’hyper-modernité »

Dans le livre, (…) je développe l’idée qu’il faut essayer de célébrer l’hypo-modernité et pas seulement l’hyper-modernité. L’hypo-modernité, c’est quoi? C’est, par exemple, retrouver cette société où on avait le temps d’écrire, où on avait le temps de rêver, où on avait le temps d’être désoeuvré, de n’avoir rien à faire. On peut se dire, c’est un monde d’aristocrates, qui n’est pas adapté à cette hyper-modernité de la réussite, de l’excellence, de l’économie, etc. Oui, effectivement, c’est retrouver un temps qui ne soit pas complètement soumis à cette exigence de productivité, de rentabilité et d’utilité.

Vincent de Gaulejac, sociologue, contributeur de l’ouvrage « @ la recherche du temps. Individus hyperconnectés, société accélérée : tensions et transformations« , interviewé dans le cadre de l’émission « La grande table des idées » du 21 janvier 2019.