L’antidote à l’accélération selon Carlo Levi

Je suis encore dans ma lecture du superbe « Six Memos for the Next Millennium » d’Italo Calvino. Vous trouverez d’ailleurs un premier billet à propos de ce livre ici. Après avoir abordé la légèreté, le deuxième mémo traite de la rapidité et dans ce chapitre, Calvino cite un contemporain, l’écrivain Carlo Levi. Extrait :

If a straight line is the shortest distance between two fatal, inescapable points, then digressions lengthen that line – and if these digressions become so complex, tangled, tortuous, and so rapid as to obscure their own tracks, then perhaps death won’t find us again, perhaps time will lose its way, perhaps we’ll be able to remain concealed in our ever-changing hiding places.

Dans ce texte, les deux points inéluctables décrit par Levi sont la naissance et la mort. Effectivement, être happé par un monde en accélération ne signifie-t-il pas une impression d’aller au bout de notre vie plus rapidement ? À réfléchir. Mais si c’est le cas, Levi nous propose de digresser, de nous perdre en chemin. C’est beau.

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